lundi 21 juillet 2008
Le Maroc pays de reve
Le Maroc, officiellement Royaume du Maroc (المملكة المغربية) est un pays situé au nord-ouest de l’Afrique appartenant au Maghreb. Il est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et de facto au sud par la Mauritanie au delà du Sahara occidental contesté.
Le Maroc a pour capitale Rabat.
Le régime politique du Maroc est une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI. Le Maroc est membre d’un bon nombre d’organisations dont, notamment, l’Union du Grand Maghreb, la Francophonie,et l’Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays d'Afrique qui n'est pas actuellement membre de l'Union Africaine.
Fès 4eme grande ville

( فـاس [fās], en arabe, Fes en anglais) est la quatrième plus grande ville du Maroc, après Casablanca, Rabat et Marrakech avec une population de 1,4 millions d'habitants. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat). La vieille ville, un exemple modèle d'une ville orientale, est placée sous la protection de l'UNESCO. Le bleu profond de ses céramiques est un des symboles caractéristiques de Fès. Elle possède la plus grande médina (vieille ville) du monde. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad, Courdoue, Grenade, Al Quods...
Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe : [fās], pioche) à l'emplacement des premières fondations.
Fès ne se livre pas facilement. Pour y accéder, il faut rentrer par la grande porte, à la fois visible et voilée, du sacré. Car Fès est un sanctuaire. C'est ainsi d'ailleurs que les Soufis, ces initiés de l'Islam, l'ont toujours appelée: la Zaouïa. Le voyageur qui venait de loin savait qu'en arrivant aux portes de la ville, c'est à son fondateur et à son saint patron lui-même qu'il demandait l'hospitalité. Pour lui, Fès est la ville de Moulay Idriss.
Beaucoup de Fassis connaissent encore par cœur ce que les chroniqueurs rapportent comme étant les paroles, lors de la prière inaugurale, du saint : « Ô Dieu, Tu sais que je n'ai pas construit cette ville par vanité, par désir de renommée ou par orgueil. Mais je voudrais que tu y sois adoré, que Ton Livre y soit Lu et Ta Loi appliquée tant que durera le monde. Ô Dieu, guide vers le bien ceux qui y habitent et aide les à l'accomplir, voile à leurs yeux l'épée de l'anarchie et de la dissidence… »
Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était devenue un centre de rencontres et d'échanges. On rapporte que Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac), Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres arabes en Europe. Maïmonide, médecin et philosophe juif, y vécut également quelques années durant lesquelles il enseigna à la Qaraouine. L'œuvre de ce philosophe est une merveilleuse illustration de cette symbiose de la culture judéo-islamique qui avait prévalu en Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès.
Histoire
Fondation
La ville « Medinat Fés » a été fondée par Idrîs I er en 789 à la place de l'actuel quartier des Andalous. En 809, Idris II fonde « al-Aliya » sur l'autre rive de l'oued de Fès. Al Aliya se développe très vite et devient une véritable ville avec mosquée, palais et kisariya (halle, marché).
Les sources d'eau vitales aux alentours de Fès, qui avant même sa fondation étaient connues et louées en chanson, ont sans aucun doute été un critère important lors du choix de l'emplacement pour la future métropole.
Les évolutions suivantes sont dues à deux vagues successives d'émigration : à partir de 817 - 818 s'installent dans la ville fondée par Idrîs I er près de 800 familles andalouses expulsées par les Omeyyades de la ville espagnole de Cordoue. Peu de temps après environ 2 000 familles bannies de Kairouan s'installent sur l'autre berge. La mosquée universitaire « al-Qarawiyine » fondée au IX e siècle devient l'un des centres spirituels et culturels les plus importants de l'époque]. Son influence se fait ressentir jusque dans les écoles de l'Espagne islamique et au-delà vers l'Europe et elle est connue pour être la plus ancienne université au monde.
Les nouveaux arrivants apportent avec eux aussi bien un savoir-faire technique et artisanal qu'une longue expérience de la vie citadine. Sous leur impulsion, Fès devient un centre culturel important et après la fondation de la mosquée universitaire Karaouiyne le cœur religieux du Maghreb.
Fès se trouve à un emplacement particulièrement avantageux, au croisement de routes commerciales importantes, au cœur d'une région naturellement généreuse avec des matières premières précieuses pour l'artisanat (pierre, bois, argile). Ceci lui permet de se développer très rapidement. Fès se trouve notamment sur la route des caravanes allant de la Méditerranée à l'Afrique noire en passant par la grande ville commerciale Sidjilmassa (disparue au XVII e siècle) dans la région de Tafilalt (ce qui correspond de nos jours à la région de Rissani/Erfoud).
Moyen Âge
Les deux parties de la ville s'unissent au Moyen Âge, détruisant le mur qui les séparait. Fès perd son rôle de capitale avec la fondation almoravide de Marrakech au XI e siècle mais le reprend en 1250 grâce à la dynastie mérinide. Sous leur règne, la nouvelle ville El Medinet El-Beida (la ville blanche) est fondée en 1276, elle est équipée de remparts, de palais et de jardins. Elle est rapidement connue sous le nom de Fès Djedid (la nouvelle Fès) en opposition à Fès el Bali (la vieille ville). La population juive qui se trouvait aux alentours du palais est forcée de partir et le mellah (quartier juif) se forme dans l'ancien quartier de la garnison des archers syriens. Au début du XIV e siècle (apogée de l'art hispano-mauresque), la ville connaît une forte croissance. L'université de Fès est alors connue mondialement. Grâce aux caravanes allant jusqu'au port de Badis dans le Rif, Fès est en permanence liée à l'Espagne islamique et à l'Europe. En 1471, la ville tombe aux mains de la dynastie Beni Wattas.
XVI - XVIII e siècles
En 1522, Fès souffre d'un tremblement de terre qui détruit la ville en partie. Dans les années qui suivent, de nombreux bâtiments sont reconstruits, restaurés ou remplacés par des nouveaux. La dynastie des Saadiens prend la ville en 1554 mais choisit Marrakech comme capitale. À la fin du XVII e siècle, avec les débuts de la dynastie alaouite, Moulay Ismail choisit Meknès comme nouvelle capitale. Il installe à Fès une partie du clan des Udaia qui l'avaient aidé à gagner le pouvoir. Après sa mort (1727), les Udaia se révoltent, ils ne seront chassés de la ville qu'en 1833 par Abd er Rahman. Moulay Abdallah, le successeur de Moulay Ismail, fait de Fès son lieu de résidence et fait rénover ou nouvellement construire mosquées, écoles (madrasas), ponts et rues, les rues de Fès Djedid sont pavées.
XIX e siècle
Au XIX e siècle, les deux anciennes parties de la ville sont reliées à de nouvelles constructions comme le palais Boujloud. Jusqu'au début du protectorat en 1912, Fès est la capitale du Maroc.
Le protectorat français et l'indépendance
C'est à Fès que le traité de protectorat français et espagnol (pour le Nord du pays ainsi que le Sahara Occidental) est signé le 30 mai 1912. Moins de trois semaines après la signature, des émeutes éclatent dans la ville. Rabat est déclarée officiellement capitale du Maroc, Fès reste cependant un lieu de résidence royal important et un centre culturel, artisanal, commercial mais aussi politique. L'istiqlal (Parti de l'Indépendance) est établi à Fès par Allal El-Fassi. Beaucoup des initiatives pour chasser l'occupant français partent de Fès. En 1944, est rédigé le manifeste pour l'indépendance dans une maison de l'ancienne médina, aujourd'hui place de l'Istiglal. La ville sera l'objet d'émeutes dans les années 80 et début 90.
Sous la direction de Lyautey et d'après les plans de l'architecte Henri Prost, une nouvelle ville se développe dans les environs de Dar Debibagh au sud de Fès Djedid. Si elle fut dans un premier temps le quartier résidentiel des européens, la « ville nouvelle » a continué à se développer comme ville arabe moderne avec de nouveaux quartiers de villas. Les autorités, institutions et entreprises de services s'y sont installées.
Aujourd'hui
La ville de Fès compte actuellement environ 1,4 millions d'habitants et se divise en deux parties :
Fès Médine considérée comme patrimoine mondial de l'UNESCO ;
Fès ville nouvelle (Dar Dbibegh) qui reflète la modernisation et le développement économique du pays. Ainsi, c'est dans cette partie de Fès que se rencontrent modernité (centres commerciaux, buildings, hôtels 5 étoiles...) et tradition.
Ces dernières décennies, le tourisme n'a cessé de se développer (1 million de visiteurs par an) et est devenu un important facteur économique. Ceci est devenu d'autant plus important grâce à des manifestations culturelles telle que celle au courant de juin de chaque année « le Festival des musiques sacrées du monde ».
Les Grandes familles de Fès
Les grandes familles de Fès, même installée aujourd'hui à Casa, sont considérées comme étant les authentiques fassis, ses anciennes familles ont une histoire particulière, qui les détâchent des autres habitants de Fès d'aujourd'hui, que l'exode rural a récemment amené dans la ville. Les nobles de l'Islam et du monde arabe sont un mélange de différentes origines : les chorfas (descendants du Prophète), les beldyin (descendants des juifs convertis à l'islam sous la dynatie almohade) et les andalous (notamment ceux chassés d'Espagne par la Reconquista). Ce mélange a donné naissance à des familles à la notoriété nationale si ce n'est internationale, pour ses riches commerçants, ses savants, ses artistes et ses chorfas. La plupart sinon la quasi-totalité des grandes familles fassis ont depuis plusieurs décennies émigré vers d'autres villes du Maroc, Casablanca principalement. Mais que ce soit à Casablanca ou ailleurs, les familles fassis sont héritières d'une civilisation et conservent une culture et un art de vivre commun spécifique qui les différencient des autres marocains.
Meknes la capitale ismailit

Ville de Meknes
La cinquième ville du Maroc s'avère plus joyeuse que Fès,sa voisine et rivale. Serait-elle aussi plus " impériales"? Avec ses perspectives immenses, ses 25 Km de rempart,ses magasins cyclopéens,ses vaste champs de parade,avec ses bâtiments aux dimensions gigantesques mais néanmoins harmonieuses, Meknès,la capitale de Moulay Ismail,le plus grand bâtisseur du Maroc,offre un impressionnant tableau. Les dépliants touristiques ont été jusqu'à accorder au nom de Meknès le qualificatif de "Versailles marocain".Mais c'est du coté des anciennes capitales assyriennes que les amateurs de comparaisons devraient orienter leur imagination,vers le palais de Khorsabad ou de Nimroud.
Découvrir Meknès.
Les promenades.
1-La médina. Moins tumultueuse que celle de Fès,elle n'en n'est pas moins fort agréable avec se nombreux kisarias et ses artisans qui travaillent le damasquiné.
2-L'ancienne ville impériale. Les vastes perspectives et les dimensions impressionnantes des bâtiments n'ont pas d'équivalents au Maroc.
Vivre Meknès.
Découvrir les plus beaux point de vue. La colline ou s'élève l'hôtel Transatlantique est rendez vous des photographes qui viennent saisir la superbe vue sur le Nord des remparts. Pourquoi ne pas y revenir le soir,pour boire un verre à la terrasse de ce célèbre hôtel, histoire d'admirer le coucher de soleil?
Autre belle vue sur les remparts, cette fois au Sud,en sortant des haras royaux.
Parcourir Meknès en calèche. Depuis quelques années,la Municipalité encourage ce mode de transport destiné aux touriste. Les calèche sont flambant neuves et stationnent aux alentours de la place el Hédim.
Faire évoluer des purs sangs arabes. Dans les haras de la ville , les palefreniers ne se font généralement pas prier pour sortir quelques purs sang de leur box et les faire évoluer pour vous.
Déguster les meilleurs brochettes de la ville. C'est dans un minuscule restaurant de la médina que l'on trouve,de l'avis général, les meilleurs brochettes de la ville: brochettes de viande hachée, keftas,relevées d'un mélange d'herbes et d'épices dont le patron garde le secret. Ce petit restaurant,sans nom et sans enseigne ,se trouve à l'entrée du souk Nejjarin, en venant de Bâb Berrima.
Goûter les meilleurs olives du Maroc. La réputation des marchands d'olives a gagné tout le pays. Au marché de la place el Hédi,vous trouverez des dizaines de préparations différentes. L'usage- et la politesse - veulent que l'on en goûte plusieurs avant de faire son chois. Une façon de rendre hommage à l'artisan qui les a préparées.
Flâner dans la ville nouvelle. Les bars y fleurissant et l'atmosphère y est plus joyeuse qu'à Fès. Vous pourrez finir dans l'un des night clubs de la ville au son d'un orchestre : ambiance conviviale et peu de touristes.
Meknès mode d'emploi.
On visitera la médina à pied en partant de la place el Hédim à coté de laquelle on pourra se garer,On fera ensuite des sauts de puce en voiture pour visiter la ville impériale car les distances sont assez longues. Préparez de la monnaie pour les gardiens qui vous solliciteront à chaque arrêt. En été la chaleur peut être écrasante. Attention : pour l'excursion dans le massif du Zerhoun,véhicules tout terrain fortement conseillé.
Programme.
Un jour. Après avoir admiré la Bâb Mansour el Aleuj,on consacrera la matinée d'art marocain de Dar Jamai, puis aux souks et à la medersa Bou Inania. l'après-midi, le plat de résistance : les monuments de l'ancienne cité impériale. S 'il reste du temps,on finira la journée par la visite des ruines romaines romaines de volubilis, ou vous pourrez dormir.
Deux jours. Même début de programme, mais soirée et nuit à Meknès. De façon à éviter la chaleur,on se rendra très tôt le lendemain matin au site de Volubilis avant de gagner Moulay Idriss. la ville sainte.
Meknès dans l'histoire.
"Meknès aux oliviers" Meknassa ez Zeitoum, tel est le nom sous lequel un groupe issu de la grande tribu berbère des Meknassa fonda la ville tandis qu'un second groupe allait fonder Meknassa Taza, c'est à dire Taza. Ce ne fut, à l'origine, qu'une série de bourgs construits le long de l'oued dont les chroniques du temps vantent les richesses:légumes, olives, figues, etc. On trouve encore des " matmoras",silos à grains enfouis dans le sol aux parois enduites de chaux hydraulique. Ils remonteraient au temps du " Sultan Noir ",chef des Almoravides. Ces derniers,conduit par Ibn Tachfin,s'emparerent de Meknès en 1069. Ils construisirent un premier bastion de surveillance à l'emplacement de l'actuelle mosquée El berdain et une kasba sur le plateau ( aujourd'hui quartier de Touta).
Première prospérité,première décadence. Après un premier échec d'Ibn Toumert qui avait,vers 1120,tenté de soulever la population contre les Almoravides,son successeur Abd el Mou'men,veritable fondateur de la dynastie Almohade, établit son camps devant la kasbat s'empare de la ville en 1145.Abd el Mou'men la détruit. il bâtit à l'emplacement de son camp une ville neuve remarquable par son plan quadrillé typique des Almohades. Traitée avec rigueur, la cité se dépeupla. A la longue, des mesures plus douces furent prises,lui amenant une certaine prospérité. Mais cette époque florissante dura peu. Meknès fut durement éprouvée par les désordre qui marquèrent la disparition des almohades en l'avènement des Méridiens, ceux-ci établirent leur makhzen dans la kasba abandonnée et construisirent,entre autres, la médersa Bou Inania. Après une courte période de tranquillité sous les Mérides,marquée par quelques importants travaux d'urbanisme,la ville subira encore les l'affaiblissement de cette dynastie. Le sage gouvernement du Ouattaside Abou Zakaria puis,après 1547,la réussite des Saadiens lui feront connaître quelque répit.
la capitale de Moulay Ismail. Redoutant l'esprit frondeur des gens de Fès et de Marrakech,le second souverain alaouite ( 1672-1727) devait faire la fortune de Meknès en y transférant le siège de sa capitale.
Avec une ardeur inlassable, il entreprit de la doter de monuments grandioses. il assigne à cette tache une armée de terrassiers, de maçons et d'ouvriers recrutés parmi les esclaves noirs ou les condamnés de droit commun. il astreint au travail les tribus des environs. Des captifs chrétiens détenus à Meknès y participèrent également. leur nombre ne dépassa jamais quelques centaines,sauf après la prise de Larache (1689) ou il s'éleva,pour quelque temps,jusqu'à 3000.
Un souverain omniprésent. Moulay Ismail ne ménageait pas sa peine. il surveillait lui même les travaux,punissant parfois de mort les moins empressés,montrant l'exemple le pie à la main.
En quelques années,il rasa l'ancienne kasba mérinide et détruisit au sud tout un quartier de la vieille ville. il y éleva des kilomètres de bastions et de murailles, des porte monumentales,des greniers et des écuries immenses de grands bassins et de spacieux jardins, des mosquées, des kasbas pour sa garde, des arsenaux, des terrains d'exercice et des palais pour son harem. De nombreux monuments de Volubilis et de Marrakech ( notamment le palais el Badi) eurent à pâtir de ce zèle constructeur.
L'ardeur de Moulay Ismail se manifesta aussi dans le domaine diplomatique. Après la signature,avec Louis XIV, d'un traité (1682) qui ne fut guère qu'un chiffon de papier,il multiplia sans succès les démarches en vue d'épouser Marie-Anne de Bourbon,fille légitimée du Roi de France et de Louise de la Valliere et future princesse de Conti.
La fin d' un grand rêve. Malgré la poursuite des travaux par son fils Moulay Abdullah et les constructions entreprises par Sidi Mohammed ben Abdellah, Meknès,qui était devenue la quatrième ville impériale,et le centre de l'empire de Moulay Ismail, déclina rapidement après la mort de l'illustre souverain. D'énormes projets furent abandonnée, et les sultans transférèrent leur résidence tantôt à Fès,tantôt à Marrakech.
Meknès aujourd'hui
Deux agglomérations bien distinctes,séparées par le vallon de l'oued Boufekrane,composent la ville. l'ancienne cité comprend la ville impériale et la médina;cette dernière,sans posséder le charme de celle de Fès, est néanmoins fort agréable.
la ville nouvelle,construite à partir de 1920 sur un plateau voisin,s'avère elle aussi plaisante,mais si elle ne possède pas de bâtiment remarquable.
Enfin,si Meknès est une ville joyeuse,c'est peut être qu'elle se situe dans la principale région de production vinicole du pays...
La médina
Des portes en bois ouvragées et des auvents travaillés jalonnent cette médina,moins somptueuse qui celle de Fès mais aussi paisibles. On assistera avec plaisir aux ventes aux enchère et un travail des artisans qui façonner le damasquiné.
durée:promenade de 2h;moins d'1h 30 si l'on renonce au détour par Bab el Jedid.
Départ: place el Hedim.
La place el Hedim est le centre névralgique de toute promenade en ville qui ne soit pour visite de la médina comme pour découvrir la ville du fringant et mégalomane Moulay Ismail. Les guide le savent et seront fort empressés, Inutile de vous encombrer,Meknès n'est pas Fès et la visite en est aisée.
El Hedim signifie " la démolition" .Ce nom un peu extravagant lui est resté à la suite de énormes travaux de reconstruction à l'époque de Moulay Ismail:ici il y avait l'espace pour entreposer les tonnes de pierres en transit et autres décombres.
Cette immense esplanade (200m de long, 100m de large),aussi dénudée que torride pendant la journée. s'anime particulièrement le soir. Elle devint alors le grand lieu de rencontre de la ville,et s'anime à la manière de la place Jemma el Fna de Marrakech. Récemment réaménagée,elle est aujourd'hui bordée de construction modernes. Celle de gauche abrite un grand marché couvert aux fruits et légumes:on y trouve notamment les fameuses olive de de Meknès.
Bab Mansour el Aleuj est la plus importante et la plus remarquable des portes de meknès certains disent la plus belle du Maroc. Pierre Lotti la décrivait comme un ensemble "de combinaisons géométriques inimaginables qui dérouter les yeux comme un casse tête".
Commencée sous le règne de Moulay Ismail, et achevée par son fils le sultan Moulay Abdallah en 1733,elle tire son nom de celui de Mansour el Aleuj.ou Mansour le renégat chrétien,qui en aurait été l'architecte. Son ornementation ou domine un réseau d'entrelacs se détachant en relief sur le fond de céramiques et de mosaïques à dominante verte est remarquable.
Bab Jamaa en Nouar à la droite de la porte précédente,de proportion plus modeste mais fort harmonieuses est de la même époque. Elle conduisait à la mosquée en Nouar, transformée en école.
Le Dar Jamai s'élevé sur la place à l' opposé de Bab Mansour. Comme le palais du même nom situé à Fès,il a été édifié par le vizir Jamais, ministre de Moulay el Hassan ( 1873-1894)
Avec son jardin de type andalou planté de cyprès et d'arbustes,ses locaux à destination très variée et disposés suivant une ordonnance pleine de fantaisie,c'est un très beau spécimen des habitations de la haute bourgeoisie marocaine de la fin de XIX.
Apres avoir reçu diverses affectations,dont celle d'hôpital militaire pendant la première guerre mondiales,il abrite depuis 1926 un musée des Arts marocain qui témoigne de la prospérité de l'artisanat à Meknès et dans sa région.
salle1: belle collection de tapis venant de Meknès et du Moyen Atlas.
salle2: céramique de Fès,reconnaissable à ses tons bleutés.
salle3: la céramique de Meknès.
salle4: travail du bois. Coffre et porte en bois de cèdre.
salle5: collections de caftans.
salle6: collection de bijoux provenant de différentes régions,villes et campagnes.
salle7: reconstitution de l'intérieur d'une tente de nomade.
Pour gagner les souks,en sortant du musée prendre la rue Sekkakin dont les échoppes sont occupées surtout par des quincailliers. On rejoint ainsi à droite la rue du souk en Nejjarin,qui abrite également les fabricants d'ustensiles en cuivre.
A gauche la mosquée de Bab Berrima fut élevée au XVIII sous le règne du sal tan Sidi Mohammed ben Abdallah.
L'avenue du Mellah se détache à gauche. Le mellah,cité fermée par trois portes, a été construit au XVII. sur un terrain offert par Moulay Ismail à un médecin juif,ensuite à la guérison d'une princesse bien aimée. il est sillonné de rues étroites bordées de maisons à étages maintenant occupées par des familles musulmanes; leurs anciens occupants israélites ayant émigré.
Au delà de la rue Sekkakin, le souk se prolonge vers le nord par le souk Bezzarin, un bazar populaire avec ses échoppes de vanniers,tissus et ustensiles d'usage quotidien, la rue longe l'extérieur de rempart et aboutit à Bab el Jedid.
Bab el Jedid,l'une des plus anciennes portes de Meknès, pourrait remonter à l'époque almohade. la place est entourée de vieux foudouqs et de boutiques.
On peut regagner l'entrée du souk en Nejjarin en suivant,amis du coté intérieur de remparts cette fois, la rue des Serraira,que l'on atteint en tournât immédiatement à droite après avoir franchi Bab el Jedid. la encore,foule et animation garanties.
La mosquée en Nejjarin à droite peu après le début du souk en Nejjarin,est une fondation almohades restaurée par Mohammed ben Abdula (1756) à qui l'on doit,notamment, le minaret actuel. Elle possède une jolie porte en bois et stuc surmontée de tuiles vertes.
La kisari el Dlala se trouve à proximité de la mosquée au milieux d' un souk aux tissus. Tous les jours,vers 15 h à l'exception du vendredi,elle abrite une vente à la criée de tapis et couvertures berbères.
La rue du souk es Sebbat est celle des marchants de chaussures,de tissus,de vêtements,de souvenirs et de bien d'autres commerces non alimentaires.
la ville d'agadir en premier

Agadir dans l'histoire
Santa Cruz de Cap de Gué. Mystère des origines:si l'on a parfois identifié Agadir à l'ancien port de Rusaddir,cité par polybe vers 130 av notre ère,l'histoire reste muette à ce sujet. Elle ne semble s'éveiller qu'à partir de 1505,avec la construction, par un gentilhomme portugais,d'un fortin nomme Santa Cruz de Cap de Gué,un peu au nord de la ville actuelle.
Mais sans doute celui-ci complétait-il une implantation berbère préexistante,sous la forme,justement,d'un agadir. Vendu en 1513 au roi de Portugal, le fort devient le centre d'une région soumise à l'autorité portugaise tandis que s'établit un port, fréquente par les négociants européens.
Apres plusieurs tentatives,le sultan saadien Mohammed ech Chaeikh s'en emparera en 1541.
Le port du Sous. Sous les Saadiens. Agadir connaît une réelle prospérité. On y débarque des draps,tandis que le port exporte du sucre canne,des dattes,de la cire,des peaux brutes,de l'or, etc. l'extinction progressive de la culture de la canne à sucre,à partir du milieu du XVII, marque le début de son déclin. Un siècle plus tard, en 1760,Sidi Mohammed ben Abdallah, lui porte un nouveau coup, pour punir la ville de son indocilité,en fermant le port au trafic européen et en fondant le port au concurrent d'Essaouira. Le voyageur Cochelet qui visitas la ville en 1819 n'y compte qu'une douzaine de maisons encore debout.
Visiter Agadir
Toute blanche,bien conçue et aérée la ville d 'Agadir manque cependant de charme. Autour du centre ville se développe une agglomération étendue dont les avenue sans fin n'invitent guère à la promenade. La principal attraction touristique de la ville reste donc sa belle et longue plage de sable fin,prisée des adeptes de la position horizontales sous le soleil , mais dont se lasseront assez vite tous les autres... Rappelons toutes fois qu'Agadir est un point de rendez-vous idéal et reposant avant d'entreprendre des excursions vers le Sud atlantique ou vers l'arrière pays et l'Anti-Atlas.
Durée : une demi-journée permet d'avoir un bon aperçu de la ville et de visiter le musée municipal.
La Kasbah est le plus beau site d'Agadir, Véritable nid d'aigle dominat l'océan de 236 m, elle offre sur la ville, ses installations portuaires et industrielles,une vue remarquable.
Elle fut édifiée en 1540 par Mohammed ech Cheikh pour servir de base d'attaque contre la forteresse portugaise. Craignant un retour offensif des Portugais,Moulay Abdallah la rebâtit en 1752 et y installa une garnison de 2000 renégat et turcs. Une inscription en arabe et en hollandais rappelle que les Pays-Bas y installèrent un comptoir en 1746.Avant de monter sur les rempart ( reconstruits après le séisme) pour contempler la cité d'aujourd'hui,tournez un instant votre regard et vos pensées vers cette esplanade chaotique qui en occupe l'intérieur: ici s'étendait l'un des quartiers les plus peuplés de l'Agadir d'avant le séisme. Rien n'a pu être sauvé et , sous les ruines aplanies au bulldozer,quelque milliers de victimes sont en seventies la même ou elles vécurent.
Le port d'Agadir est depuis son origine,un port de pêche très moderne ou les poussons sont immédiatement traités dans 17 conserverie, 8 usines de sous-produits et 6 usine frigorifiques; il est l'un des tout premiers ports sardiniers du monde,ayant dépassé son rival Safi. La vente aux enchère du poisson a lieu l'après-midi. Mais c est aussi un port de commerce,le quatrième du Maroc. Par Agadir transitent les importation hydrocarbures céréales,bois et les exportations d'agrumes,primeurs,produits agricoles,minerais,conserves et divers sous produits du poisson.
la ville moderne : le centre ville est parcouru par les avenues Genetal-Ketani, Hassan II, des FAR ,du Prince Moulay Abdallah et du Prince Sidi Mohamed. Ces artères entre lesquelles s'intercalent des zones piétonniers et que bordent des restaurant,des boutiques et des magasins d'artisanat,forment le coeur anime de la ville. Celui-ci est séparé de la zone touristique ou est implanté la plupart des hôtels par l'avenue Mohammed V. En dépit de l'unité architecturelle de la ville, certains bâtiments ressortent de l'ensemble.
La poste principales,oeuvre de l'architecte J-F Zevaco, se signale par un pan de béton brut,incliné vers l'avant,qui en constitue la façade. A l'intérieur,l'ambiance est rendue très accueillante par un éclairage zénithal, l'utilisation du bois de cèdre et une finition raffinée.
L'hôtel de ville, à cote de la poste conçu par le même architecte est de facture plus classique.
En empruntant l'av des FAR, on atteint l'agréable jardin du portugal.
Presque à l'opposé, la caserne des sapeurs-pompiers développe un large croissant de béton dominé par une tour d'entraînement. En face,joli jardin d'Ibn Zaidoun.
En circulant dans la ville,on peut voir encore une école primaire dans laquelle l'architecte J-F.Zevaco a traité des éléments ordinaires selon une conception sculptural très poussée. Du même architecte,intéressante villas en bande dont les cours jardins sont bien adaptées au climat.
Proximité immédiate,d'autre villas en bande,à un ou deux niveau, et couvertes de voûtains,offrent une solution originale aux problèmes de l'habitat local.
A la limite de la ville et de la zone hôtelière et balnéaire,ou pourra voir également le théâtre en plein air et le musée municipal Bert Flint qui abrite une importante collection d'objet traditionnels du sud marocain.
Sites à visiter
- Musée municipal Bert Flint sur le boulevard Mohammed V
- Théâtre de Plein Air, à 100 mètres du musée
- Vallée des Oiseaux, agréable zoo des oiseaux s'étirant sur l'avenue des Administrations, entre les boulevards Mohammed V et Hassan II
- L'élégant tribunal près de la Vallée des Oiseaux
- Jardin du Portugal et son musée mémorial
- Jardin ibn Zaydoun, entre l'avenue du Prince Moulay Abdellah et la rue du 18 novembre
- Poste centrale, entre l'avenue Mohammed VI et l'avenue du prince Moulay Abdellah
- Mosquée Loubnane, entre l'avenue des FARS et l'avenue du Prince Moulay Abdellah
- Mosquée Mohammed V, sur le boulevard du Président Kennedy
- Médina, espace artisanal créé par Beato Salvatore Polizzi en employant des techniques de construction berbères traditionnelles
- Souk alhad (Dimanche)
Environs d'Agadir
1- Imouzzer des Ida Outanane (61 Km nord par la route P8 et la CT 7002 ,goudronnée).Une des plus agréables excursions que l'on puisse faire au départ d'Agadir,bien que la forte fréquentation touristique du site des cascades puisse parfois en altérer le charme.
Suivre sur une douzaine de kilomètres la route d'Essaouira et tourner à droite. La CT 7002,sinueux et accidenté,traverse notamment,après Oulma 5 (24 Km);la gorge de l'asif Tamghakht. De nombreuses piscines naturelles formées par l'oud offrent des haltes rafraîchissantes et des lieux de pique nique ombragés de palmiers.
Au-delà, le paysage strié de plissements gigantesques se dénude,juste ponctué par les taches vertes de la végétation ou le pisé rouge de modestes villages.
Les maisons blanches de la petite ville d'Imouzzer dominent une palmeraie. Depuis la terrasse de l'hôtel Les Cascades, la vue s'étend sur la montagne et la cote. A Immouzzer des Ida Outanane se déroule, généralement en août, la fête du miel, l'une des ressources de la région.
A 3 Km environ vers l'ouest ,dans la vallée de l'oued Tinkert, on peut atteindre à pied des cascades. le long du sentier,parfaitement balisé,de petits vendeurs de pierre ou l'artisanat insistent pour cous accompagner jusqu'aux chutes.
Attention: l'eau ne coule qu'en hiver, après des pluies abondantes. Si ce n'est pas le cas,l'excursion se révèle décevante ( se renseigner auprès de l'hôtel des Cascades)
2- L'oued Massa ( 51 Km sud par la route p30; prévoir un pique-nique car l'hôtel -camping -restaurant de la plage de M'Rbat est peu attrayant ; se munir également de jumelles).
Apres la borne kilométrique indiquant ( Tiznit 41 km ), prendre la première petite route goudronnée à droite 7 Km plus loin,laisser sur votre droite la piste et le panneau indiquant "M'Rbat plage" pour continuer sur la même route. Le Gourdon cesse lorsque celle-ci pénètre dans la réserve naturelle de l'oued massa, établie pour protéger le milieu naturel du littoral et de l'estuaire,ou s'étendent salines et blancs de sable,permet de faire une belle promenade et d'observer de nombreux oiseaux (meilleures période : mars, avril et octobre) la baignade en mer est déconseillée car dangereuse.
Sur la plage se trouve le marabout de Sidi Rbat, dont le nom traduit l'ancienne présence d'un couvent fortifié (ribat) ,d'ailleurs mentionné par le géographe arabe El Yacoubi.
On situe dans les parages l'emplacement de l'ancienne ville de Mass ou, selon la tradition ,Oqba ben Nafi aurait conduit son cheval jusque dans les flots, prenant Allah à témoin qu'il ne restait plus de territoire à conquérir à l'ouest .La région ne dut pas , en fait ,être convertie à l'islam avant le début du XI. Le port de Massa,assez florissant jusqu'au début du XVII, périclita par la suite. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir,entretenu par de curieuses légendes dont l'une affirme que le prophète Jonas y aurait été rejeté par la baleine. C'est sur cette plage aussi qu'un jour se lèveront les "maître de l'heure" et l'antéchrist...
A voir encore dans la région : Taroudannt ( 85 Km ) , Tiznit (91 Km ).
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